souvenirs d’hier …

Sûrement, me disais-je, cet Opossum empaillé serait du plus bel effet sur la cheminée de la salle de billard. Il ferait face à cette majestueuse hure de sanglier, couru par bon-papa, un après-midi de Toussaint, près des étangs du Carreau-Blanc, il y a longtemps.
Mais j’entendais déjà les hurlements d’Amélie, ma vieille tante : « tout cela n’est que nid à poussières » Je renonçais donc.
L’élicon dans sa vitrine surannée se marrait en silence. Il en avait fait & vu des javas.
Mais maintenant le silence s’était installé dans la grande maison. On n’entendait plus les hurlements de matin de chasse sur la meute , de Louis, le maitre chien.
En écho, bien des choses, bruits & odeurs me remontaient dans le cœur.
Ces matins là, j’oubliais l’habitude que j’avais à cette époque de jouer au réveil un air sur ma flute, qui venait illustrer les images du sommeil.
Tous attendaient le coup de gong qui annoncerait le départ. Chacun connaissait sa place & se mettrait en route dans le froid matinal.
Dans le parc, les huhulements des dernières chouettes annonçaient l’aube proche.

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