Ordre et désordre

J’ai encore perdu mon carnet de chèques. Je l’ai laissé dans la voiture, j’en suis persuadée. Je n’ai pas pris beaucoup de temps quand je me suis arrêtée au supermarché mais le caissier n’en finissait pas de traîner pour encaisser le client devant moi. J’ai beau chercher, je ne le retrouve pas. Je vais devoir me rendre à la banque pour faire la déclaration. Mon conseiller va encore prendre un air autoritaire pour me rappeler que je dois veiller à bien ranger le contenu de mon sac à main. Je lui dirais bien ce que je pense à ce professionnel de la finance enfermé dans son règlement, avec son petit air coincé. Moi, j’ai bien plus envie de m’envoler, de tourner des pages plutôt que passer mon temps à me censurer, à bloquer mes émotions. Je préfère mes trous de mémoire aux carcans de sa maîtrise, de son contrôle. Passer son temps au garde à vous en appliquant le règlement, en fonction de l’humeur ou de l’inquiétude d’un petit chef, tout cela, je le lui laisse à mon conseiller.
Je traîne un peu pour me rendre sur place, je ne pense pas être en retard pour faire annuler les chèques restants.

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