Les souvenirs ne meurent jamais

C’est l’histoire d’un amour intériorisé enfoui dans les eaux profondes de la mémoire.

Ce jour là, le Canal de L’ourcq était asséché. Des objets hétéroclites plus ou moins gros reposaient inanimés, recouverts d’une boue noirâtre. Elle reconnut un vieux chapeau et un bateau au mât brisé. Elle se rappela alors de son désir de voyage sur la grande bleue, dans un pays exotique avec cet homme qu’elle aimait en secret. Elle mettrait un chapeau de soleil qu’elle imaginait vert vif. Ils feraient escale dans un lieu aux perroquets multicolores. Il lui offrirait des bijoux en perles d’aigue marine. Ils voyageraient dans le désert où des Touaregs hospitaliers leur serviraient du thé à la menthe. Ils se perdraient dans un monde mystérieux habité par des êtres étranges mi-hommes mi-femmes.

Hélas, elle ne sut pas exprimer ses désirs. Ce ne fut qu’un rêve de femme-enfant. Elle avait enfouie sa souffrance au plus profond sa mémoire, souffrance qu’elle avait cru à jamais enterrée.

 

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