Le ballon du possible

New York. Le terrain est entouré de grilles. Sur le bitume, des lignes et comme deux demi-cercles à ses extrémités. Au-dessus, des paniers. Les basketteurs luttent sérieusement pour récupérer le ballon et le lancer dans le panier du camp adverse. Les joueurs sont souvent grands et leur adresse prime. Il est parfois compliqué de marquer des points. Beaucoup de jeunes dans les équipes. Qui se battent au sens sportif du terme mais peut-être pour ne pas se battre à mains nues à l’extérieur. Le ciel est mauve en cette fin d’après-midi. Le soleil commence à jouer à cache-cache derrière les tours. Les gamins ne veulent pas arrêter de jouer comme si leur vie en dépendait. Comme si leur vie se jouait sur ce terrain. Comme un endroit où les victoires sont possibles. Comme la chaleur renvoyée par le bitume et qu’ils ne trouvent pas ailleurs. Ils en veulent comme on dit, ils veulent en découdre et prouver qu’ils existent, qu’ils peuvent réussir. Le ballon passe de mains en mains, les déplacements sont vifs, les joueurs agiles et c’est comme un ballet sur le terrain. Les corps musclés se frôlent et parfois se heurtent. La vie est là, c’est un combat, un match avec des perdants et des gagnants mais heureusement, ce ne sont pas toujours les mêmes. Les enfants le savent. Ils savent qu’ils doivent se faire confiance pour ne pas trop attendre des autres. La victoire viendra par leur force mais en équipe, avec la force de chacun. Et tout tourbillonne et change. Le tourbillon du jeu, le tourbillon de la vie.

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