Lunatique solitude

Parmi les Étoiles, la Lune se sentait bien seule. De ces astres scintillants beaucoup étaient bien trop loin pour entendre ses complaintes. Et celles qui le pouvaient ne lui accordaient pas un regard. Elle avait aussi essayé de converser avec la Terre. Au début, elles parlaient à en perdre la notion du jour et de la nuit. Mais la planète finit pas être bien trop occupée pour se préoccuper du satellite. Alors la Lune s’était résignée à regarder le temps passer. De temps à autre, la monotonie était rompu par un visiteur. Souvent plus ouvert et plus tolérant que les Étoiles. Elle se sentait un peu moins seule pour un instant, ils ne restaient jamais. La Lune avait bien essayé de s’échapper. De suivre un de ces Astéroïdes qui lui avait fait les yeux doux, mais la planète bleue gagnait toujours. Cette vie qui grouille, les paysages verdoyants, ces lumières qui dansent. Tout l’opposé de sa surface pleine de cratères. La Lune était jalouse mais ne pouvait se résoudre à ne plus voir ce spectacle. Alors elle tournait encore et encore sans savoir pour combien de temps. Elle finit par sympathiser avec le Soleil, mais leurs rencontres étaient toujours brèves. Elle s’amusait de voir ces petits objets décollés de la Terre, la survoler, lui tourner autour. Comme elle. Jusqu’au jour où elle en vit un s’approcher de plus en plus. Il ne pouvait pas se diriger vers elle. Elle que tout le monde oublie. Mais si il s’approchait, mais surtout il se posa. Et pour la première fois, elle rencontra ces petits êtres sur deux jambes dont la Terre lui avait parlé. Elle comprenait enfin cette sensation étrange et enivrante. L’impression que quelque chose bouge sans cesse à sa surface. Elle commençait à s’y habituer quand ils repartirent. Et partout, le silence régna à nouveau. Et la solitude se fit encore plus grande. pourquoi seraient-ils rester sur ces cratères désertiques ? Sur cet astre sans air ? La Lune continua à tourner. Hésitant toujours entre l’envie de partir et celle de s’approcher un pue plus. Sans se douter que sur Terre, les êtres sur deux jambes étaient fascinés par sa beauté.

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