Mystère n°24 à Birmingham

Lorsqu’il sonna ce matin là au n°24, personne ne lui ouvrit. Le rendez-vous était pourtant fixé à huit heures. Madame Jones avait bien insisté « soyez à l’heure, je n’accepterai aucun retard ». La vieille dame plutôt sèche et cassante, ne plaisantait pas. A la lecture de l’annonce, il n’avait pas bien compris quel serait son travail dans la maison. Madame Jones souhaitait quelqu’un qui l’aide à écrire mais était-ce pour des papiers administratifs, pour écrire une correspondance, ses mémoires, un scénario ? ça, il ne le savait pas. L’appréhension le gagnait petit à petit mais il n’avait plus le choix, il devait travailler et à Birmingham, il n’y avait pas pléthore d’offres pour quelqu’un comme lui. Cela faisait maintenant sept ans qu’il s’était expatrié et depuis qu’il avait perdu son poste de professeur, de nombreuses difficultés étaient apparues dans sa vie. C’est à la boulangerie qu’il avait vu cette petite annonce : « cherche personne de confiance et disponible pour travaux d’écriture ». L’étonnement avait fait place à un espoir d’enfin trouver du travail et il avait immédiatement appelé le numéro qui figurait sur la petite languette de papier qu’il avait décrochée du comptoir. Madame JOnes lui avait donc donné rendez-vous pour ce jeudi matin. L’insomie avait habité sa nuit face au peu d’éléments qui constituait l’offre. Il était tout de même là au pied du numéro 24, à l’heure et inquiet. Devait-il sonner de nouveau ? Il se lança. Toujours personne mais le miaulement d’un chat. Comme une fenêtre jouxtait la porte d’entrée, il y glissa un oeil et il vit le chat qui se tenait sur le rebord de la fenêtre et le regardait aussi, surpris de cette apparition. Mais toujours pas de Madame Jones…

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