Amélie ou le temps suspendu

Bouge, bouge. Elle en a marre qu’on lui dise bouge. Tout bouge tout le temps. Rien d’immobile. Toujours le temps qui court. Allez mais bouge ! Ben non, elle n’a pas envie. Vous n’avez qu’à courir vous. Il n’y a que quand vous tombez que vous vous arrêtez.
Amélie, bouge. Elle détourne le regard. Le temps est suspendu. Elle sourit. Elle les devine courir au ralenti. Elle rit. Elle est dans sa bulle. Plus de Amélie par ci, Amélie par là. Amélie, tu viens ? Amélie ? Amélie ? Amélie !
Chut, ça suffit ! Laissez-moi tranquille. Elle est partie pour être immobile, pour ne plus se faire de bile, pour ne plus avoir affaire à des débiles.
Amélie ? Amélie ? T’es où Amélie ? Allô, allô, Amélie ? Tu ne réponds pas, t’es sur messagerie.
Amélie ? Amélie ? Tu souris mais pourquoi ? Tout est gris ici.
Amélie, Amélie ? Mais dis, que caches-tu ? Amélie, Amélie, tu reviens par ici ? Amélie, c’est pas drôle de rester ainsi. Mais toi, Amélie, tu ris ? Tu te moques ? Amélie, c’est quoi ton secret ? Comment tu fais pour rire, aimer, pleurer, vivre ?
Amélie, ne te cache pas, reste avec moi, ne pars pas sans moi.
Amélie ?

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