Tenir à un fil…

Tenir à un fil… comme l’araignée tissant sa toile. Harmonieusement, précisément, patiemment, elle tisse, elle tisse. Elle rythme le temps qui passe comme le soleil réchauffe la forêt. Mon cœur déborde et mes pensées l’accompagne telle la vague de l’océan. Qu’est-ce qui est immobile, qu’est-ce qui bouge ? La bruyère peut être agitée par la brise ou immobile comme l’eau du lac. Mes pieds avancent sur le chemin alors qu’une pomme de pin tombe sous mon nez. Jusque-là, elle était immobile, accrochée à sa branche.  Guidé par mon souffle, le cadence de mes pas s’accélère. Le chant régulier de l’oiseau agit également sur le cheminement de ma pensée. Cette marche me libère. La brise effleure ma peau, mon sac pèse de moins en moins sur mon dos. Cette brise qui vient sécher la sueur sur le front, cette brise rafraîchissante et bienfaitrice. Mes pensées courent dans ma tête comme les nuages dans le ciel. Te souviens-tu de ce temps où nous leur trouvions des formes ? Un bruit de branche brisée me ramène à mes pas. Lentement, ils se succèdent, l’un après l’autre pour suivre l’alignement des pins et la vague des fougères.

 

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