Marguerite

Un pauvre papy esseulé dans son fauteuil roulant cassé se sent nu et désespéré en ce soir de noël.
Il déteste les fêtes obligatoires, lui est seul depuis que sa chère Marguerite est partie. Pourtant cela n’allait pas fort entre eux ces dernières années.
Mais quand le médecin lui a annoncé la mort imminente de sa Marguerite son cœur a lâché. Et sa vie avec elle a défile. Il a hurlé comme une bête sauvage. Non il ne voulait pas finir sans elle .C’était lui avant : Il le savait.
Alors, depuis il s’empiffrait de chocolats pour oublier sa Marguerite. Elle avait bien des défauts sa belle.
Depuis qu’elle était partie loin de lui , il pensait à elle comme à une reine qui avait comblé sa vie désormais bien vide dans ce mouroir nommé maison de retraite par ses enfants !
Il voulait revenir en arrière , réécrire sa vie. Il voulait emmener sa Marguerite à Venise, à Capri, à Tahiti.
Elle voulait voyage et lui était près de ses sous…
Il se morfondait en regrets en dévorant ses chocolats dans son fauteuil qu’il cassait régulièrement pour exprimer sa colère de papy aphasique.
Marguerite je t’ai aimé , je ne te l’ai pas assez dit par pudeur , par oubli…
M’entends tu de là où tu es. J’en pleure , je t’aime Marguerite.

Catherine Z

A propos Catherine Z

J'écris depuis mon adolescence...comme beaucoup j'ai tenu un journal intime puis j'ai écrit des poèmes puis des textes et quelques petites nouvelles. J'adore lire depuis que je sais lire . Les livres furent mes premiers amis .
Ce contenu a été publié dans Atelier Buissonnier. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.