Synchronie

Synchronie oubliée des cartes postales, des cours de récré, des autobus ratés à se raconter le cours d’histoire géo, à soupeser les sacs plus lourds que les bambins, et dont l’un d’eux recèle un catalogue qu’il a chipé à sa mère.

Le fameux catalogue de la Redoute, avec les pages dessous féminins… Ah ! c’est comme une fenêtre sur la morosité boutonneuse. Et ça pourrait presque se toucher, enfin. Mais ce n’est pas ça, non, la synchronie… C’est enterré dans les tréfonds de l’enfance, et même d’avant.

Aujourd’hui on est juste transparent, c’est plat, elle ne nous voit pas. Et même abasourdi, sonné, quand on apprend qu’elle a déménagé. Ca laisse comme ça en suspension au dessus d’un vide, du genre avec la bouche ouverte et le coeur en miettes. Alors adieu les cartes postales des grandes vacances et les abris bus à parler d’elle aux copains.

La retrouver ? Casser sa tirelire, tant pis, si c’est pour retrouver son ailleurs à soi. C’est ça, alors, la synchronie ? Être sur la paille pour avoir cherché l’autre loin ?

Ou c’est juste une pulsion animale qui aimante à ce qu’ils appellent “la moitié”. Une injonction soudaine qui vous fait traverser le pays, les ronces, les âges, comme un turbo hyper puissant que rien n’arrête, jusqu’à retrouver la retrouver.

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