Tartarin et l’ours

Tartarin est parti ce matin à l’aube. Deux rangées de cartouche dans la besace, une sarbacane et un lance-pierres.

  • Tartarin, mon loulou, tu n’oublies rien ?
  • Non, ma mie, je suis gonflé à bloc ! Ha, Ha ! On va voir qui c’est le plus fort !
  • Tartarin, sois prudent. Prends ton téléphone, non ?
  • Oui, oui. a vas voir, je vais en faire une moquette, de l’ours des Carpates !
  • Ah bon ? Mais n’as pas encore pris ses mesures. S’il le faut, tu pourras à peine en tirer un bonnet. Je te l’ai déjà dit ; ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir rencontré. Mon loulou, prends une petite collation, au cas où tu aurais faim.
  • Bonne idée ! Cela va le faire sortir du bois.

Tartarin escalade la colline, redescend, longe la rivière. Il chuchote

  • Petit, petit, viens par ici ! Viens goûter à ma confiture !

Le silence s’impose dans la clairière. Nul poisson avec ou sans ailes, nulle souris n’animent le paysage.

Le soir arrive, les poules pissent de joie et d’espoir. L’ours est resté caché, elles sont épargnées.

Tartarin est déçu. Hier, il y a eu une battue. Personne ne le lui a dit.

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