Au bout de sa leaf (*)

– Dis-donc, tu ne prends pas souvent le soleil, toi ! Comme tu es blanche !!!

– Peut-être, mais moi, je suis vierge. Et toc ! Jaloux !!! Je te vois vert de rage.

– N’importe quoi ! Moi, j’ai la jeunesse, je respire la vie. Toi, bientôt, tu te feras tripoter, triturer, on va te froisser, ma pauvre chérie, et zou, dans la poubelle !

– Soit. Un point partout. Tu me présentes ta famille ?

– Tu y tiens ? Les anciens… sont psycho-rigides.

– Ah ! Ils sont durs de la feuille ?

– Ouais, c’est ça. Je ne leur parle pas, on ne s’entend pas. C’est mieux chez les blancs ?

– Détrompe-toi ! Nous ne sommes pas tous nés de la même presse. Les PCGC – petits carreaux grands carreaux – nous snobent. Ils se fréquentent dans les grandes écoles. Et puis… il y a des wagons d’angoissées.

– C’est pas vrai ! Raconte !

– Elles voyagent en rame, et sont séduites par des écrivains. Mais, si elles ne donnent rien, si elles n’impriment pas, elles tournent mal. Torturées, déchirées…

 

(*) feuille.

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