En quête, enquête

Un bout de papier plié sous mon oreiller. Pourtant, j’ai passé l’âge de guetter le passage de la petite souris. Je découvre le message :

 

« Au croisement de la route du cèpe et de l’allée du champignon, marche 30 pas dans le sable. Après la première fougère à droite, tu me trouveras. »

 

Je me frotte le menton d’un air pensif. Fichtre ! Dans quelle aventure est-ce que je m’embarque ?

Alice m’avait prévenue que son frère était fantasque. J’avais bien reconnu son écriture et l’appartement était vide de lui.

Je me suis rappelé une course d’orientation en forêt. C’était le jour où on s’était perdus. A la nuit tombée, on nous avait retrouvés. Lui, il rigolait, moi je grelottais. Je lui en voulais. Il m’avait juré connaître le bois comme sa poche, savoir se repérer sans boussole. Lire sur la mousse végétale comme sur une carte IGN.

Je me suis rappelé un carrefour et un arbre surmonté d’un panneau fléchant la route du cèpe. Alors je pris le train.

Je ne savais pas à ce moment-là ce que j’allais trouver.

Au gré des kilomètres, j’ai laissé la pluie. Au fil des gares, j’ai oublié ses chaussettes au pied du lit.

Arrivée devant l’arbre, j’ai repéré la route du champignon. j’ai compté les 30 pas. Au milieu des fougères, emballé dans du papier de soie rose, une bicyclette équipée d’une sacoche transparente avec quelque chose à l’intérieur. Une alliance.

Et un petit mot :

 

« Pour ma petite reine, sur la route du bonheur. »

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