L’air du métro

  • Poussez pas ! Poussez pas ! On est assez serrés !
  • Je suis pressé ! dit le type à la face de citron.
  • M’en fous ; tu me bouffes mon oxygène. J’ai besoin de respirer, moi, Môssieur !
  • C’est bon, c’est bon, je descends à Chemin-Vert. Juste une station. Ou 2, je ne sais plus. On est bien à racine, non ?
  • Quoi ? Non, c’est Voltaire. Tu pouvais pas y aller à pied ?
  • Hein ?
  • Le monsieur te demande si tu ne peux pas prendre les jambes à ton cou ! Non seulement c’est un touriste, mais en plus il est dur de la feuille. On n’est pas aidés, j’vous jure !
  • C’est bon, c’est bon, pas la peine de se mettre dans un état pareil. Regardez-vous ! Z’êtes rouge comme une pivoine !
  • Tu sais ce qu’elle te dit, la pivoine ? Dégage ! On est arrivés à Chemin-Vert. Terminus pour toi mon p’tit gars.
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