Un matin de printemps, dans le parc

Ça va toi ?
Oui… enfin, j’ai un peu froid aux pieds.
Forcément, ils sont tout mouillés. Tu as vu hier ce qu’il est tombé ? Dès qu’il fait un rayon de soleil, moi je me redresse.
Tu sais de quel côté il arrive ?
Normalement, là, droit devant nous. Pourvu qu’il n’y ait pas de vent sinon le grand escogriffe va nous balancer ses dernières gouttes et son pollen.
C’est toujours la même chose, mais au moins, il ne nous fera pas d’ombre tout de suite. Une petite brise nous permettrait quand même de nous sécher les pampilles.
Hé, regarde ! Qu’est ce qu’il fait là, celui-là. Il est énorme. Il doit venir du bassin. Mais… il ne peut pas rester avec les autres…
C’est quoi ? ce n’est pas un colvert, on dirait une bernache.
Regarde-moi ce frimeur, il fait le flamant rose, sur une seule patte. J’espère qu’il ne va pas venir jusqu’à nous.
Qu’est-ce qu’il fait ?
Il coupe l’herbe, une vraie tondeuse. Il n’a pas l’air de s’attaquer aux tiges. Monsieur a le bec tendre. Eh bien, tant mieux.
Tu comptes atteindre quelle hauteur ?
Ma foi, je ne sais pas. L’an dernier, je me suis arrêté à 15 cm mais cette année, je ne sais pas.
Je me suis fixé 18 cm, 3 cm par an, c’est correct, tu ne crois pas ? Si on grandit trop, on risque de se faire remarquer et ce n’est peut-être pas bon pour nous !

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