Au revoir

J’ai dans l’idée qu’en moi, milles autres se bouscules.

Et que ce rideau seul m’empêche de les voir.

J’ai dans le crâne un os dur, où la tendresse s’écharpe les doigts.

Je sens venir le long « flume », onomatopée au sens que je ne connais pas.

Mais s’il germe en moi, un sens il a

Simplement je m’interroge, et ne le saisit pas.

 

Le temps m’enclume, ou non. C’est moi

Je me barbarise de maux qui n’existes pas.

Quand la plume se lève, je l’enclume

De goudron et de poix, je la badigeonne – ma foi.

 

De terribles instincts, des envies de perfection

Autant d’absences de travers qui ne sont pas moi.

Et chante en mon cœur alourdi

Cette peine que j’ai à être moi.

 

Car de rêverie je vie, ma foi

Incapable de vivre sans foi

Incapable de vivre sans toi

Mais avec toi, je ne le faisait pas.

 

Et la mort me sert d’excuse, car avant cela je ne le faisais pas

Avant tout ça je ne vivais pas,et rêver les yeux ouverts était ma seule loi.

Sentant la mort, noulant la joie,

« De la rêverie  au sommeil, il n’y a qu’un pas ».*

 

Mais assez dormi, assez pleurer.

Assez chier, de tout cela je suis lasser.

Je veux vivre au présent, jouir de l’instant.

 

Écrire. Emplir. Jouir. Combler les blancs, vriller l’attente, battre le sang.

Laisser couler le temps, laisser filer le sens.

 

IVRE.

 

Ne plus laisser le temps au temps.

En cet instant, ton visage s’affaisse.

En ce moment, tu redeviens poussière.

Ton cœur ne bat plus, tes muscles n’existes plus

Et ta mort, et mes morts, je ne les conjugues plus.

 

* Phrase empruntée à Hélène, que je remercie<3

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