L’éclair

L’éclair fut violent , zébré, il arracha des cris à Mireille. Les vaches beuglèrent, les chevaux s’enfuirent. Dans la maison victorienne  la poupée de Mirelle tomba avec fracas. Elle s’était disloquée . Sa tête gisait sur le plancher luisant. Les pleurs de Mireille redoublèrent quand elle constata le désastre. Sa grand-mère Violette lui tendit un spéculos, elle espérait ainsi  la consoler.  La gamine rejeta violemment le gâteau de sa grand-mère , habituée à ses cadeaux décalés. Violette s’empara de son miroir argenté et fêlé et s’y contempla de longues minutes. Essayant de comprendre .Qui était-elle  vraiment à l’aube de sa grande vieillesse ? Une vieille folle ou une sage femme dégantée. La petite fille regarda du coin de l’œil , sa grand-mère avec sa sucette framboise sur ses genoux.

Mireille  en colère , se saisit d’une aiguille et piqua doucement mais fermement  le bras de sa grand-mère.  Elle avait la colère tenace pour une fillette de huit ans.

Son méfait accompli , peu certaine de la justesse de son acte, elle se retrancha   dans sa chambre. L’orage avait éclaté et  Mireille adorait être seule dans son lit , blottie sous ses couvertures quand l’orage se déchainait.

Sur son lit elle découvrit un papier bleu où son nom était inscrit en grands caractères. Elle s’approcha et lut  ces mots : « Mireille je t’aimerai toute ma vie Lucien ».

A propos Catherine Z

J'écris depuis mon adolescence...comme beaucoup j'ai tenu un journal intime puis j'ai écrit des poèmes puis des textes et quelques petites nouvelles. J'adore lire depuis que je sais lire . Les livres furent mes premiers amis .
Ce contenu a été publié dans Atelier Buissonnier, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.