Petite prose innocente

Prends ma main, femme adorable, lui chuchota-t-il à l’oreille. Tenons-nous debout, tous les deux sous la voute céleste. Nous sommes poussières d’étoiles de cette galaxie. La nuit paisible nous enveloppe. Elle enserre nos épaules et nous caresse doucement de son souffle chaud. Dans le grand calme la voie lactée tintinnabule imperceptiblement et la lune fait ruisseler sur nos visages une pâleur bleutée. Elle fait briller nos cheveux. Nos yeux sont comme des poissons dans l’océan. Ils glissent sur les flots luisants, ricochent sur les petits cailloux d’argent que l’enfant a semés dans sa course. Ce divertissement innocent nous dépouille de nos dernières armures. Elles s’envolent, costumes vides qui virevoltent et disparaissent dans le lointain. Nos rires résonnent dans l’immensité bien au dessus de nos têtes puis nous reviennent en ribambelles.

– Ne lâche pas ma main, charmant ami. Ton aimable compagnie, le murmure de ta voix, sont un miel dont je m’enivre. Tes caresses sont un baume qui fait reluire mon âme. Dans cette transparence retrouvée, la clarté naissante nous réunit. Ensemble nous irons dans le petit matin. Nous marcherons le long de la frange argentée des vagues mourantes et nous laisserons la trace de nos pieds nus dans le sable mouillé.

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