Regarder sans mentir

Regarder sans mentir.

 Essayer d’être le plus honnête possible. S’affranchir des lourdes conventions sociales, se libérer des contraintes familiales, professionnelles, terrestres. 

S’arrêter. Descendre de la grande roue qui tourne encore et encore. 

Écouter notre feu d’artifice intérieur qui brûle en nous qui illumine nos yeux qui nous élève et révèle le meilleur de nous même. 

Regarder sans mentir. 

Ou mentir par réflexe sans se le dire, sans l’avouer. Je peux mentir quand je te dis que je t’aime parce qu’aujourd’hui je t’aime un peu moins à cause de la fatigue, la lassitude mais je te préserve, je ne veux pas te peiner et je sais que demain je t’aimerai à nouveau de toute mon âme, de toute ma chair. Alors est ce vraiment mentir? 

Regarder sans mentir 

C’est aussi s’infliger une souffrance; regarder la laideur qui nous entoure. Faut il toujours regarder, décrypter? Parfois je me dis que je pense trop pour être heureuse que je devrais m’éteindre me déconnecter  des autres et de moi même. Parfois je me dis que je ne pense pas assez pour être heureuse, qu’emportée par la vie, le quotidien, la grande roue, toujours elle, je ne prends pas le temps de me poser, de regarder, d’arrêter de mentir, de me mentir. Je me mens pas quand je te dis que j’adore mon boulot mais je te mens pas non plus quand je t’avoue que je ne veux plus l’exercer, que je ne peux plus l’exercer que c’est devenu trop lourd, que je ne m’y retrouve plus. 

Alors où est le vérité? Quand est la vérité? maintenant? Hier? Dans 2 mois? 

Regarder sans mentir. 

C’est pouvoir te regarder dans les yeux tout au fond, là où seule moi ai accès, te prendre par la main et te dire: emmène moi loin, aide moi, apprends moi à regarder, regarder vraiment : le laid, le beau, les âmes, les abîmes, les profondeurs de chacun ou plutôt de certains, le noir, le blanc, le crème… A regarder mon coeur tel qu’il est. Silence, un peu de silence que je t’écoute mon coeur qui sait se faire si discret. Que je sorte grandie de toutes ces pensées, que je les couchent sur ma feuille que j’essaie de les démêler les lisser, les lustrer, petits filaments étincelants qui me construisent et m’apportent la liberté d’être moi.

Enfin moi. Sans mentir….. 

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