Donne-moi ton indulgence

Faut pas me brusquer. Il est tôt et autour de mes yeux il y a de l’ombre. Ta voix fait des courbes, mais je peine à t’écouter. Je sais que je t’en ai fait la promesse. Une promesse indéfectible, tu dis. Et pourtant, hier j’ai repris un verre. Donne-moi ton indulgence : j’avais épluché mes comptes et ça n’a pas manqué. Faut pas me brusquer. Je vais bientôt parvenir à t’écouter, mais pas tout de suite.
Ouvre la fenêtre que s’échappent mes ombres. Laisse-moi encore un peu, le temps que vienne la lumière, il est si tôt que mes yeux piquent. Ou alors prends ta guitare et viens t’asseoir sur le lit, fais résonner les cordes et je te fais la promesse qu’il n’y aura plus de verre. Mes comptes sont épluchés.

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