Il y a des jours où on a envie d’aimer

Derrière la porte de la chambre à coucher, il y a des nuits.

Derrière la porte du salon, il y a des jours.

Il y a des jours où on a envie d’aimer, lové sur le canapé ou caché sous la couette.

Il y a des jours où l’on se dispute, et des nuits pour pleurer.

Il y a des jours où l’on se réconcilie, et des nuits pour le fêter.

Il y a des jours sans toi, et des nuits avec un autre.

Il y aura peut-être un jour où l’on dira stop ! Une nuit pour interroger : Encore ? Et un lendemain pour se dire Adieu.

 

Chacun prendra son appartement. C’est grand chambardement, j’emménage. Les amis sont venus en renfort. Il y a Pierre, Mathilde et Nestor.

Il y a une mouche sur la vitre, et le chat se hâte de la faire déguerpir. Il fait le tour du nouveau logement ; s’il pisse partout, ce sera gênant. Je le ramène d’un bruit de croquettes ; c’est si bon quand le sachet résonne dans sa tête.

J’ai défait les cartons, identifiés par leur destination.

J’aurais dû faire un peu plus de tri, tant d’objets me ramènent encore à lui.

Du passé je veux faire table rase, tout effacer et sur de nouvelles bases construire un meilleur avenir.

J’innove au quotidien, je multiplie mes salutations envers mes nouveaux voisins.

Je vais au café faire de la figuration. Mais là aucun mâle ne veut partager l’addition. Et je rentre chez moi, accueillie par le chat. Il me reste éternellement fidèle, dès l’instant où je veille à remplir sa gamelle.

Les collègues n’ont rien remarqué ; portant l’alliance je l’ai enlevée ! Il me reste un geste machinal, faire tourner un anneau imaginaire. Il paraît que c’est normal, au fil du temps je vais m’y faire.

Le jour se lève, il y a un ronronnement dans le silence du matin. Le chat doucement m’éveille en me léchant la main. C’est vrai, j’avais oublié, je vais inaugurer mon abonnement à la salle de sport d’à côté. C’est dans une impasse. J’entre timidement, toisée par un mec tondu peu accueillant.

– C’est pourquoi ? Me demande-t-il.

– Je viens sculpter mon corps ! et j’ajoute un battement de cils.

Et il me fait passer sous une verrière, où 3 pelés soulèvent des haltères…

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