Macrocosme

Le point commun de toutes les choses dans notre univers, c’est la vibration. Tout n’est que fréquence, onde, ride à la surface du réel. Du cœur de nos atomes au ballet des galaxies, une seule et même mécanique ondulatoire. Nous nous pensons solides, entiers, d’une densité stable et rassurante. Nous sommes en fait un vide qui vibre et résonne. Des tubes microscopiques, des cordes, ouvertes ou fermées, à boucles ou linéaires, mais qui vibrent comme des instruments heurtés ou frottés.

Sommes-nous accordés selon quelque fréquence signifiante? Y a-t-il quelque compositeur derrière la musique des sphères, ou bien tout cela n’est-il qu’une cacophonie bruitiste? Et pourquoi pas les deux? Un démiurge qui se plait à voir se heurter, se désaccorder, sonner au dés-unisson tous les niveaux de sa création. L’harmonie serait-elle ennuyeuse, au fond? La vie surgit de ce brouhaha, de cette ruche de vibrations crissantes et rugueuses, comme des milliards de craies sur des milliards de tableaux noirs.

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