Savoir n’est pas connaître

Je sais, tu sais, il sait, nous savons, vous savonnez, ils sèchent…

Qu’est-ce que tu racontes ? Qu’est-ce que tu sais ?

Je sais vivre, car je l’ai appris. On m’a enseigné le savoir vivre. Mais ce n’est pas pour autant que je suis heureux de vivre. La vie, c’est un truc qu’on m’a donné à ma naissance. Et ensuite, je construis ma route, au gré des bonheurs et des infortunes. Le savoir vivre, c’est autre chose. C’est la capacité à se tenir en société, avec respect. C’est savoir parler peu mais juste.

Un de mes maîtres rappelait que le savoir pouvait se commuer en arme. Le savoir contre l’ignorance.

Tu sais, tu sais, mais que connais-tu ? Tu sais multiplier 2 par 2. Mais connais-tu le quatre ? Non. Tu sais seulement que 2 fois 2 font quatre. Tu sais, mais tu ne connais pas. Tu sais que le ciel est bleu, le petit chaperon est rouge, le soleil est jaune, mais que connais-tu des couleurs ? Connaître c’est entrer dans l’intimité, c’est une science de la profondeur.

Un de mes maîtres ajoutait que le savoir est un grand pouvoir. Pouvoir sur ceux qui ignorent, ceux qui n’ont pas accès à la connaissance.

Savoir faire, c’est savoir imiter celui ou celle qui manie avec dextérité une technique, un outil. La connaissance, c’est le savoir aiguisé comme un couperet.

Tu sais vivre, tu sais être, mais est-ce que tu te connais toi-même ? Le savoir peut être collectif, et la connaissance individuelle.

 

 

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