Heureux qui comme Ulysse…

Les phrases que j’ai tirées au sort : « tu es collé au mur, Jean ! » et « assise dans la grande roue, j’ai vraiment voyagé »

Il m’est arrivé une drôle d’histoire. Ce matin, au cours de ma promenade quotidienne, je passe devant la mairie, et plus précisément devant le mur gris. Vous savez, celui où les affiches des candidats aux élections côtoient les menus de l’école primaire, et je vois… Mon sang ne fait qu’un tour. Je rentre en courant à la maison. Mon mari finissait tranquillement son café au lait dans la cuisine. Je lui dit : « tu es collé au mur, Jean ! ». Son portrait, en format A3, était collé au mur de la mairie en 10 exemplaires, avec la mention : « On recherche cet homme de toute urgence ». Ce fut le déclencheur. Notre vie pépère n’avait plus de sens. Mon mari, recherché dans toute la ville,il nous fallait partir et nous cacher. Nous avons mis quelques affaires dans la petite valise marron, pris nos chapeaux, lui le vert, moi le mauve et nous nous sommes enfuis vers la place principale où la fête foraine battait son plein. Là, assise dans la grande roue, j’ai vraiment voyagé, fuit le passé, le présent mais aussi l’avenir. Quel soulagement !

 

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