D’horizontal à vertical

Sur l’autre rive tout semble horizontal : le fil élastique tendu à hauteur de géant entre deux arbres invisibles, hélicoptères en surplace à quelques centaines de mètres au-dessus du sol.

Sur ma rive, tout est vertical : l’eau qui tombe en cascade entre des roches taillées comme des stalactites fossilisées, une femme qui agite ses bras et étire ses jambes sur un fond de musique laudative.

Ailleurs un tourneseul promet des fleurs.

A la perpendiculaire de ces lignes horizontales et verticales se présente le lac. Impassible reflet des arbres et silhouettes qui le longent.

Autoroute des palmipèdes qui s’y rassemblent pour singer les parisiens au départ en vacances.

 

Au bord du lac un tronc sculpté imite un crocodile. Des racines prennent des allures animales. L’équilibriste défie les lois de l’attraction, il évite de tomber, dessine mon abscisse.

 

La femme dans le temple soulève des interrogations ; est-elle possédée, ou incarne-t-elle un personnage ? Nous n’avons pas la solution. Le bois garde ses mystères.

Tiens… est-ce un jeu de rôle ? Un couple et leurs enfants viennent de pénétrer notre espace temps. Ils sont vêtus comme en début du XXe siècle. Pas de poussette, mais une voiture d’enfant en osier. Pas de sac à dos, mais des malles à porter.

Prise de doutes, je me demande si la torpeur n’altère pas ma vision des choses. L’hélicoptère se fait plus rare. Comme au début du XXe. Mes oreilles distingues un son musical qui me ramène au présent. Mais, qu’est-ce que j’en sais, au fond ?

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