Déconfinement

Fin du confinement, les jardins publics ont rouvert leurs portes. C’est avec un plaisir immense que les habitants des villes se ruent vers ces espaces de chlorophylle qui leur ont tant manqué. L’appel est irrésistible. Poussé par le désir de se retrouver au milieu des arbres, des fleurs, de s’assoir sur les pelouses verdoyantes ils en oublient les mesures barrières et sont trop proches les uns des autres… Qu’importe, les enfants se ruent sur les balançoires, les parents heureux de se retrouver occupent de nouveau les bancs et les amoureux s’embrassent à l’abri des bosquets.

Ceux qui avaient une terrasse ou un petit balcon, voire même un bord de fenêtre, se sont improvisés jardinier. Ils ont fleuri pots de fleurs et jardinières et même tenté un mini potager. Les résultats ne seront pas à la hauteur de toute l’énergie déployée. C’est avec beaucoup d’empathie que leurs amis regardent les avortons de légumes ou de tomates qui ne poussent pas ou tellement mal dans les pots. D’autres moins sympathiques pensent que le mot jardiner que vous employez sans cesse est usurpé et voient déjà votre production partir au rebut. Mais qu’importent les appréciations de ces sinistres ou les compliments de vos amis, ce qui compte ce sont toutes ces émotions qui vous ont accompagnées pendant cette parenthèse de vie.

Aujourd’hui en parcourant les allées du jardin vous êtes heureux, vous appréciez le travail des jardiniers, la taille des arbres, l’harmonie des couleurs dans les parterres de fleurs, la tonte du gazon …C’est sans tristesse que vous pensez à vos plantations. Vous en êtes sûr, vous mangerez au moins une tomate ou bien quelques fraises. Enfin peut-être, si les escargots vous les laissent…

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