l’ embrasement

De notre terrasse nous avions la vue sur le Tage. La lumière pourpre incendiait l’horizon .
Paul et moi avions pu enfin nous échapper de Paris.
Notre séjour à Lisbonne , nous l’ avions évoqué , peaufiné , exalté pendant ces longues semaines de confinement du à cette saleté de coronavirus.
Nous savions déjà à Paris que notre vie était belle et qu’ elle le serait encore et encore …
La nuit à Paris lorsque j’étais endormie je savais que Paul me murmurait à l’ oreille  » je serai toujours là pour toi mon ange  »
L’ émotion était présente à Lisbonne dans les ruelles ombrées de la vieille ville , dans les carreaux peinturlurés de couleurs vives au sol et sur les murs , dans les effluves de sardines grillées.
Nous montions dans le funiculaire et arrivions au Paradis.
Nous étions un dans le même miroir.
L’ intensité de nos liens était présente à Paris mais à Lisbonne elle se déployait , joyeuse, légère, sautillante, amusée , aventureuse, plus solennelle lors des visites des grands monuments dorés de la ville.
Les soirs , quasi immobiles sur les transats de notre terrasse , nous savourions l’ instant , yeux mi clos .
Puis ce serait la fin de la soirée , la nuit et dans mon sommeil je savais que Paul me murmurerait à l’ oreille  » je serai toujours là pour toi , mon ange « 

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