Le Duke

Du haut des remparts de la ville grise, la vue est unique. Le vent fouette, les nuages blancs roulent vite. L’air est salé. En bas des douves comblées s’étale le port protégé par l’ancienne jetée. Dans la cale à radoub, des canots multicolores dansent au bout de leurs attaches.

Le Duke sort du port. Ses voiles de toile écrue, géométriques, gonflées, claquent. La coque brillante fend l’eau aux reflets turquoise. On aperçoit l’équipage dévoué, manœuvrer sereinement, chaque homme à sa place. Le capitaine, à son poste, tient la roue rouge de la barre . Dans le sillage du navire, se précipitent mouettes et goélands aux cris stridents.

Il se dit, il y a toujours des pays, rudes à première vue, dont on ne parle jamais. Dans nos rêves, le chaos n’existe pas et nos vœux se réalisent toujours. Le temps se dévide inexorablement.

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