Le panache

Frida aimerait caracoler sur un magnifique alezan aux fiers naseaux.
Frida l’intrépide, Frida la belle brune langoureuse, Frida fait fi des antalgiques même lorsqu’elle est allongée en ce dimanche d’été au fond de son lit à baldaquin.
Un immense miroir placé au- dessus du lit lui permet de voir le ciel.
Grâce au miroir Frida s’envole loin de sa chambre, loin de la petite maison familiale, loin de l’ odeur du riz au lait qui envahit la maison.
Le riz au lait c’ est l’attachement à l’enfance.
Frida Khalo a 20 ans, l’ âge où on rejette les parents , les sœurs .
Elle veut Diégo, le grand , l’ immense Diégo, celui qui peut faire écrouler en un seul baiser les dominos de son enfermement.

Frida sait qu’ elle remarchera au mépris de la douleur quasi insoutenable.
Elle se battra contre ses jambes d’infirme qu’elle cache sous ses longues robes blanches brodées .
Elle , Frida, elle pourra buter dans le jardin 10 fois, 20 fois , 100 fois sur la motte de terre, elle , Frida , elle remarchera, elle caracolera à côté de cet homme dans un monde vivant , coloré , odorant, émoustillant.
Elle ne rêve pas d’ argent mais de liberté.
Elle ne veut pas la vie des autres , elle ne veut pas la vie de ses parents , elle ne veut pas non plus être le toutou d’ un mari comme il faut .
Elle se voit danser dans un champ de muguets au bras du grand Diégo.
la tequila coule à flots ! viva la Libertad !

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