Olympe sur rue

 

Olga la galeuse

La fille orgueilleuse

A des ondes serpentines

La démarche saccadée

Elle avance chaloupée

 

Les rats s’enfuient devant ses talons aiguisés

Il y a bien longtemps

Qu’elle a fuit l’horizon

Celui des hommes, celui des pions

 

Il se murmure des choses à son sujet

Les têtes se penchent

Des visages intrigués

Admirent sa splendeur

Et s’en trouvent irrités

 

Vénérable faunesse, déesse déshéritée

En errance dans la lande

Une simple fille de rue

 

Elle voudrait s’épancher sur l’épaule d’un inconnu mais

Nul ne peut dompter la farouche fierté qui fait taire l’indicible.

 

Les nuages se désagrègent au-dessus d’elle.

Ils retombent en flocons de coton éparses rendant son avancée périlleuse sur ce sol glissant.

 

Il faut dire qu’elle laisse derrière elle quelques gisants.

Figés dans le marbre, ils auraient pu dire non.

A peine le reflet d’une obscure vérité.

Ce n’est pourtant pas de venin qu’elle voulait les abreuver.

 

Dans l’ivresse de sa solitude, les nénuphars défunts peuplent ses rêveries écarlates.

Il n’y a pas de remède.

Elle navigue en eaux troubles, pleine d’incertitudes dans son errance.

 

Se dissoudre dans un éclair, revenir au calme olympien.

Un busard vole au loin puis s’approche en battant de plus en plus vite des ailes.

Un présage, une réponse ?

Il n’y a pas de hasard.

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