Pensées sauvages

La nature retrouvée, j’ai envie de m’épanouir, d’être dehors pour sentir les odeurs de la terre et voir grandir les plantes. Ce spectacle renouvelé jour après jour m’émerveille toujours. Je passe au même endroit et tout a changé. Les roses ont fleuri, je les retrouve plus belles et colorées encore, fragiles sous le soleil ardent de ce printemps. Les blanches, mousseuses comme de la chantilly montrent leurs délicates dentelles au passant attentif. Leur odeur est douce. Quelles pensées sauvages les abritent ? Se laisseront-elles cueillir ou bien dresseront elles leurs épines acérées pour se défendre ? A la nuit tombante, elles ferment leurs corolles fatiguées par trop de lumière, enivrées. Un jeu d’enfant pour elles de faire les belles et de se laisser admirer sans relâche, toujours en représentation. J’hésite à déranger ce sommeil mérité. La saison est courte, leur vie éphémère.

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