Chaleur

Te retrouver sous l’arbre où nous nous sommes connus. Le banc est disponible au cas où tu en doutes.

Je revois les branches majestueuses qui nous abritaient du soleil d’août. Malgré l’ombre qu’elles projetaient, nous avions chaud. Une goutte de sueur roulait périodiquement sur ta nuque.

Nous observions les enfants dans le bac à sable. Eux aussi dégoulinants de chaleur. Les joues rouges. Excités et déshydratés.

Tu t’étais assis à ma droite, persuadé que je surveillais le mien. Mais sait-on jamais…

C’est la guitare des ados à côté qui a servi à briser la glace. Les mêmes tubes que ceux que nous chantions déjà à leur âge. Les mêmes tubes, pour certains, que nos parents chantaient déjà. La même sérénade.

Cela nous a fait rire. On observait la parade du grand dégingandé autour de la petite blonde. Du théâtre dans le théâtre.

Je ne peux pas m’empêcher de revenir à ce moment-là. A cette bulle chaleureuse des premiers instants où nous sentions notre désir naître.

Le calme, le soleil, la musique, la nature. Un moment de sérénité absolu.

Et notre amour qui débute. Tes sourires, ton regard. Ta coupe de cheveux improbable aussi.

Je ne peux pas m’empêcher d’y revenir. Je ne veux pas m’empêcher d’y revenir non plus. Te retrouver. Sans un doute, sans une dispute.

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