Dis-moi comment ouvrir la trappe, mais ne me parle pas de cinéma

Depuis qu’il est assigné à résidence, André s’est découvert une passion pour les films d’horreur. Toutes ces histoires de monstres mutants, de villes désertes post-apocalyptiques et de tempêtes radioactives, ça l’inspire.

Peut-être que dans quelques siècles, ces films seront considérés comme des documentaires visionnaires. Mais alors, ferons-nous encore des films d’horreur ? Est-ce que le genre évoluera ? Ou, devenu trop réaliste, est-ce qu’il disparaîtra ? Dans le quotidien horrifique, devenu banal, quelle sera la nouvelle horreur ?

Peut-être celle de revenir au monde d’avant, faussement protecteur et organisé. Un monde où la violence, sous prétexte d’être contrôlée, se retrouvait à tous les niveaux de la lutte sociale.

André cogite beaucoup devant ces films. Il rattrape son retard, ou il prend de l’avance, tout dépend où on se place sur l’échelle temporelle. Ce soir, il regarde Evil Dead. Un chalet dans la forêt, une bande d’amis inconscients, une formule maléfique et le sous-sol se peuple d’importuns. Il faut contenir l’horreur et seule une petite trappe fait barrage.

André aime bien la métaphore. On est peu de chose, après tout, dans cette petite cabane.

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