S’échapper ou … échapper ?!

Il appelait silencieusement le buduldui à la rescousse.
L’univers était en train de s’abîmer gracieusement.
Même en marchant vite il ne parvenait plus à contrôler les tiriflettes qui piquent allègrement les nuages pour les trouer, libérant ainsi les machicouleux, les routôts et les croquitos qui dés lors s’abattent sur tout être vivant, humain, végétal ou animal pour les pourfendre.
Le coumalier, son animal totem bondissait légèrement à ses côtés, nouait délicatement ses tentacules aux aikos des sentiers, espérant ainsi créer des herses politicoulement salvatrices. Freiner, ralentir, entraver les tiriflettes destructrices c’était leur mission à tous deux. Ils ne s’exprimaient que laconiquement, concentrés sur leur tâche, obstinés.
Mais seuls ils n’en viendraient pas à bout.
Ils ne pouvaient qu’espérer qu’enfin le buduldui se décidât à les secourir plutôt qu’à regarder silencieusement disparaître tout ce qu’ils aimaient, l’univers doux et profond, chatoyant et changeant comme un Japon de papier, comme un dragon en folie qui perdrait tout doucement la tête et ne protègerait plus ses enfants.

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