A chacun son paradis

A chacun son paradis. Pour moi, c’est cette plage que je redécouvre chaque année. Un petit coin, à l’Ouest de la France, face au large, balayé par les vents, cerné d’eau de mer, aux odeurs d’iode et d’algue. Dès le jardin, sur la falaise, je l’aperçois, encadrée de pins sombres et de pelouse vert cru. Elle s’étire, blonde, en arc souple infini jusqu’à mourir à l’horizon. De loin, je vois déjà le travail des marées. Sur l’or du sable ont roulé puis sont restés des galets gris foncé de toute sorte, des gros, des petits, qui luisent vernis par l’eau. Un raidillon y mène, puis une sorte de quai en pente donne accès à la grève. Ici s’arrête le goudron pour des heures si je le veux. Le sable sec et chaud accueille mes pieds qui s’enfoncent. La marche est malaisée. Je me rapproche vite de l’eau pour trouver un sol plus solide et marcher dans la mer. L’écume fraîche et bouillonnante enserre mes chevilles, les goélands crient. La laisse de mer a fait s’échouer des trésors, des algues par dizaines différentes, des coquillages à nul autre pareil. Quelle diversité, quelle richesse, quelle beauté.

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