Au bord de l’O

La mer étincelle de lumière. Sa surface reflète parfaitement le ciel. Les rais cuivrés du crépuscule envahissent le bleu liquide.Des vagues claires et nébuleuse viennet se briser sur la plage. Mes pieds se cachent derrière ces grains humides. Le va et vient masse ma surface de l’être. L’écume lèche mes jambes. Je ferme les yeux devant l’intensité du spectacle. Et même ainsi la lumière scintille derrière le rideau de mes yeux fermés. L’océan et le soleil danse un tango endiablé devant le regard ébahi des quelques passants. Je reste les pieds plantés à la limité entre terre et mer. N’ayant ni l’envie d’une baignade, ni l’envie d’une balade. Admirant juste le théâtre de la nature. La musique de cette étendue liquide emplissant mes tympans. Réveillant cet amas de cellule que l’esprit habite. Je laisse mes membres suivre leur vie. Suivre la danse naturelle des éléments. J’accueille les sensations du vent, de la mer et de la lumière. Et je les retransmets à qui veut bien regarder. Dans cet espace, à cet instant, le temps semble infini. A jamais suspendu entre liquide et ferme, entre musique et caresse, entre passé et futur. Il n’existe que le présent. Les minutes qui s’égrènent en même temps que les grains de la plage repartent à la mer. Je pense que je serais restée là indéfiniment si tu n’étais pas venu me chercher. Tu glisses tes mains sur mes bras délicatement. Je retrouve la scène dans laquelle j’étais. la mer dans le crépuscule sur la plage. Avec maintenant ta présence.

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