Au fil du je

C’est encore mouillé et joyeux, mais bon l’oiseau en haut s’égosille à chanter. Le poisson sent le vent se lever et toi tu rames dans les flots de tes pensées. Tu te dis que tu ferais mieux de te tourner vers le soleil car tu as vraiment froid là où tu es. Tu prends ta barque de soucis et tu prends la direction du large. Tu vogues sur les flots avec un nouveau regard sur le monde, le vent souffle dans tes voiles, la pluie coule dans tes veines, le soleil resplendit sur ta peau, les vagues te donnent ton tempo, tu n’as plus peur de la solitude en mer, tu puises ta force dans son mouvement. Tu files dans ta direction à travers ton voyage et tu largues tes amarres en toi-même. C’est le chant joyeux et mouillé de l’oiseau et le vent du poisson qui s’élèvent en toi. Tu n’as plus besoin de t’égosiller.

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