L’antre du chat

La véranda est son fief. Son antre. Son espace. Pour être tranquille. Pour dormir en paix. C’est toujours le premier endroit où on le cherche. Un coup d’œil par la porte vitrée et on sait tout de suite si il y est. Il y a son panier un peu en hauteur. Pour être confortable mais surveiller aussi le jardin. Il lui suffit de lever la tête pour savoir si la menace est réelle ou non. C’est un endroit où les humains ne viennent pas l’embêter. Il sait d’expérience que personne n’accède à la véranda s’il s’y repose. Alors quand il y a trop de bruit ou de gens, il y file sans demander son reste. Il enfouit sa tête dans ses pattes et le monde disparait. Jusqu’à ce qu’il entende le tourniquer du placard. Immédiatement il saute de son panier pour venir gratter la porte vitrée. Il attrape du regarde une humaine. Malgré qu’il avala son dernier repas il y a peu de temps, le placard aux merveilles s’ouvre alors sur l’armada de pâtés et de friandises. Il se frotte et miaule jusqu’à avoir exactement ce qu’il veut. Ce petit espiègle ne daignera pas manger sans cela. Et l’humaine fautive de ce caprice ne peut que s’y plier. Présenter les différents choix jusqu’à l’approbation. Elle doit aussi rester là à côté jusqu’à la dernière miette. Qu’elle ait natation, travail ou rien, ne le concerne pas.

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