Avant de partir

Les humains se répandaient dans les rues. Emportée par la foule, Delphine perdait le sens de la vie.
Que se passait-il aujourd’hui ? Pourquoi tant de gens ? Pourquoi tant de bruit ? Une manifestation ? Non même pas. Une fuite en avant ? Non plus.
Ça court, ça court. Elle court la maladie d’amour.
L’automne s’installe péniblement. Delphine veut s’asseoir sur un banc à regarder les gens tant qu’il y en a. Respire, se dit-elle. Débranche, s’ordonne-t-elle. Résiste, prouve que tu existes ! se convainc-t-elle.
L’automne est là. Elle entend le loup, le renard et la belette dans les rues parisiennes. La foule sentimentale s’éparpille. Il faut voir comment on leur parle. Oh la la, la vie en rose, le rose qu’on leur propose.
La couleur café change. Qu’est-ce qu’elle aime cette couleur café. Stop, il faut que ça s’arrête ou que ça commence peut-être. Dans sa tête, ça continue encore et encore, c’est que le début d’accord, d’accord.
Stop. Arrête, arrête, arrête ! J’ai la tête qui éclate, crie-t-elle, je voudrais seulement dormir, m’étendre sur l’asphalte et me laisser mourir. Mourir sur scène. Un lundi ou un mardi tant que vous me laissez danser.
Le jour s’est levé dans un autre monde.

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