Indésirables

Les humains se répandent dans les rues. Ils les remplissent de plus en plus. Il n’y a aucun moyen de les éviter. Aucun endroit en sécurité. Il ne nous reste plus que les recoins sombres. Les ruelles étroites et sales. Les souterrains humides et boueux. Autrefois, nous pouvions profiter du soleil et des brises. Le ciel était visibles de tout angle. A présent, il ne nous reste que des rectangles bleus délavés entouré de rectangles gris. Autrefois, nous pouvions entendre le bruissement des feuilles dans les arbres. A présent, il ne nous reste que le son des klaxons et des pneus sur l’asphalte. Autrefois, nous pouvions enfouir nos museaux dans les fleurs. S’imprégner de leur parfum. A présent, il ne nous reste que l’odeur des poubelles et des pots d’échappement qui nous étouffent plus chaque jour. Aucun de nous ne se souvient de ces temps-là. Ils n’existent que dans les histoires qu’on nous racontent. Nous vivons avec eux, malgré eux. Surtout malgré leur dégout de nous. Ne pas s’offusquer des cris ou des coups. Mais toujours avoir peur et aller vite. En surface toujours se cacher pour survivre.

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