Au bord de l’étang

Les cloches sonnent au loin. C’est l’heure d’observer. Devant moi, le calme absolu d’un étang. Un calme relatif, agrémenté de cris d’oiseaux, et de feuilles qui bougent au gré du vent. Et puis, je l’aperçois, au soleil. Immobile en train de capter la chaleur des rayons. Elle dégage une telle sérénité que j’en ressentirais presque les bienfaits. Je pense qu’elle médite, imperturbable, ne porte pas l’attention à cette poule d’eau qui danse dans les roseaux, ni aux mouches qui lui tournent autour. Le nénuphar sur lequel elle repose lui sert de tapis. Un tapis d’eau si fragile comme il en existe par dizaine autour d’elle, parfois fleuri de jaunes. Quand soudain, une sensation étrange se manifeste sur ma jambe droite. Perturbée dans ma contemplation, je baisse la tête pour regarder ce qu’il se passe. Je découvre avec stupeur une ligne de sang qui s’épaissit. Plus tard, je finirais mon séjour à l’hôpital. Il m’arrive de temps en temps de repenser à cet instant de plénitude, au bord de l’étang. Et à cette libellule, si apaisante.

 

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