Cicatrices

A perte de vue, le cours d’eau s’étire vers la ligne bleue de l’horizon. Il s’écoule de bas en haut en diagonale vers l’océan peut-être. Nul reflet dans ses eaux rose sombre. Deux berges l’enserrent, l’eau et la terre restent séparées. La rive gauche plate renvoie une fade lumière jaune. Sur la rive gauche accidentée se sont accumulés des limons grisâtres. Les deux rives portent sur leurs bords des déchirures, blanches cicatrices de sel.

 

Ma liste de choses à faire ne se résume pas à une paire de chaussures pour aller danser, une robe agréable à porter. Je pense aussi à l’avenir de la banquise et à ses habitants pacifiques qui voient avec placidité leur monde se réduire au fil des ans et de la chaleur.

 

Alors dansons, pendant qu’il est encore temps, une valse à cinq temps sur un petit air normand. Le cœur joyeux, battant, rouge sang. Pour quelques instants, mettons de côté les événements troublants toujours plus envahissants.

 

Pensons à ce qui nous relie plutôt qu’à ce qui nous divise. Les mains dans la terre, retrouvons les racines communes, la chaleur du soleil, l’odeur de la forêt et des plantes. Ouvrons en grand les portes et les fenêtres pour faire pénétrer l’air et la lumière.    Gardons au fond de notre cœur notre moi joyeux.

 

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