Au fond du bois

Anne s’enfonce de plus en plus dans la forêt. Le soleil L’a fait sortir de chez elle. Elle avait envie de sentir sa chaleur et de se croire en été pour quelques instants. A force de déambuler dans les rues, elle trouva le chemin du bois. Personne ne s’y aventure depuis longtemps. Il est sombre et peu accueillant. les chemins ont disparu peu à peu. Mais aujourd’hui avec le soleil et la bonne humeur, Anne y voit une invitation. un découverte d’un patrimoine perdu. Alors elle ignore toutes les histoires et les avertissements. Au départ, elle trouve le début d’un ancien sentier qu’elle suit. Puis elle doit contourner un arbre tombé sans jamais retrouver le chemin qu’elle suivant. Elle se retourne un peu perdue mais le soleil filtre toujours à travers la canopée. Il baigne les bois d’une douce lumière qui dans sur les feuilles verts. Anne se dit alors qu’elle a un bon sens de l’orientation. Elle retrouvera bien une route ou un sentier à un moment. Elle se sent paisible au milieu de la nature et du bruit des oiseaux. Elle ne veut pas retrouver le monde, les voitures et le béton. Elle commence à déambuler sans suivre de ligne droite. Elle va admirer une fleur, un tronc, un petit insecte. Le temps semble suspendu comme un éternel après-midi d’été. Entre chaleur du soleil et fraicheur du sol. Puis au détour d’un arbre, elle trouve un chemin. Il serpente au milieu du bois. Aucune plante ne vient l’envahir comme si quelqu’un l’entretenait. Intriguée, Anne commence à le suivre. De temps à autre, elle remarque à droite ou à gauche des entiers perdus qui le rejoignent. Comme s’ils menaient tous au même endroit quand les gens les empruntaient régulièrement. A mesure, le chemin s’élargit un peu jusqu’à mener à une clairière. Anne hésite un instant puis met un pied à l’intérieur. Immédiatement, elle ferme les yeux, éblouie par le soleil. Quand elle les ouvre à nouveau, elle découvre un rond d’herbe parfait avec un immense chêne au milieu. Une silhouette se distingue au pied de l’arbre. Elle avance hésitante et se rend compte que c’est la statue d’un ange. Devant se trouve une dizaine de chaussures bien rangés deux par deux. Et dans son dos, plus aucun sentier.

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