correspondance

Mon cher ami,
Je t’écris ces quelques mots avant de partir, dans le silence des dernières heures de la nuit. Le pavillon dort… Si tu me voyais !.. Je suis tel un vieux samouraï rongé par le choléra de la vieillesse. J’ai revêtu mon plus beau kimono, celui qui a vécu les guerres et le sang, la bravoure et le sacrifice.
Je suis le vieux samouraï qui n’a du mot « gaieté » jamais connu la douceur champagne. ..
J’ai fait ce qui était mon devoir. J’ai fait ce que je pensais être bon. Mais à l’aube de la défaite, il est temps pour moi de partir…
Le sabre à la main, la détermination chevillée au corps, je sais, en t’écrivant ces quelques mots, que c’était là la dernière chose qu’il me restait à faire pour trouver le courage.
Ne regrette rien surtout ! Vois même, je te le demande, la situation avec joie :
Ce n’est pas la maladie qui m’emporte. Non !
C’est moi qui quitte la vie
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