Le désastre

Tout est parti en fumée. C’était fumeux comme idée il faut dire… Rêves anéantis. Tout ça à cause de… A cause de quoi déjà ?

Ah oui : un baiser. Un baiser à moitié sincère d’ailleurs. J’en voulais pas de ce baiser. Enfin si quand même un peu. Bref, maintenant j’en suis là, à repenser au moment où tout a basculé. Un programme immobilier. Mon programme immobilier. On m’avait dit tu verras : c’est sans risque, c’est gagné d’avance. De l’or en barre assuré. Dans quoi me suis-je embarqué ?

J’aurais mieux fait de filer mon pognon à une ONG ! Pour aider les paysans du Niger par exemple. Paraît que le désert s’étend chez eux. Maintenant je suis là comme un con. Avec ces baraques mal fichues et inrevendables. Même en Corée du Nord ils voudraient pas y vivre tellement elles sont humides ! J’aurais mieux fait de ne pas écouter ces escrocs de l’immobilier, ces Borgia du béton vendu à la chaîne. Dans 20 ans tout ce lotissement sera en ruine, fossilisé comme un vestige antique.

Tout ça parce que mes « associés » m’ont fait marcher dans une combine foireuse et se sont barrés avec la caisse dans les Caraïbes. J’ai été naïf. Mais bon, c’est tout moi ça, le bon con, le blaireau, celui à qui on la fait à tous les coups. A qui on peut vendre du vent sans coup férir, qu’on peut piéger avec un bel écran de fumée.

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