Le grand cirque n’importe quoi

L’ambiance était au grand n’importe quoi sous le chapiteau du cirque solaire. Le loup, avait volé la baguette magique de Merlin et s’amusait à éteindre et allumer les lampadaires de toute la ville. Il en avait profité pour libérer tous les animaux et un joyeux chahut avait commencé. Les spectateurs les plus trouillards étaient partis en courant mais les plus courageux assistaient à un spectacle exceptionnel. 

Le tigre à dents de sabre chaussa enfin les patins à glace tant convoités et enchaina les triples axel et lutz piqués sur la petite patinoire du cirque. 

Le paresseux se réveilla soudain de sa sieste et avec une agilité qu’on ne lui connaissait pas, vola la baguette des griffes du loup et le transforma en licorne de cristal qui au soleil brillait de mille feux. 

Le singe aidé des lémuriens attrapèrent les instruments de musique de la fanfare et jouèrent un morveux de jazz improvisé. L’ours polaire pourtant gros bibendum swingue en entendant cette musique, monte sur le gros ballon de l’otarie, perd l’équilibre et s’étale sur le premier rang des spectateurs. Heureusement aucune victime n’est à déplorer. 

Le spectacle est féérique. Le chat du régisseur qui avait toujours rêvé de brûler les planches, se glisse jusqu’à la scène, jongle avec les assiettes volées à la cantine, joue à la balle et danse sous les viva de la foule. Il salue à la fin de son show et reçoit une croquette magique des mains d’une jeune fille attendrie. 

La fête bat son plein. Les tours s’enchainent, le public est conquis. Les passants attirés par le bruit ont soulevé la toile du chapiteau et se sont engouffrés dans les gradins. Soudain, profitant d’un silence, le paresseux magicien déclenche un feu d’artifice multicolore se terminant par une pluie de fleurs roses du cerisier japonais. 

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