Si l’on devait mourir demain

S’il suffisait d’une belle chanson pour voir la vie en rose, pour voir les magnolias pour toujours, je chanterais nuit et jour d’une voix cristalline, d’une voix rauque, d’une voix qui s’accorderait ou non à mon environnement. Je chanterais juste, je chanterais faux, dans le ton, sous la douche, n’importe où, n’importe quand. M’entendrais-tu ? Me répondrais-tu ? Dis, reviendras-tu ?
Rappelle-toi comme tu m’avais emportée avec tes mots bleus. Mon cœur a continué à battre encore et encore quand tu as sombré au fond de l’océan. Mon cœur de verre.
Comme une femme d’aujourd’hui, j’ai visé la lune, le poing levé vers l’avenir, je me suis vêtue de rouge et de noir pour exiler ma peur, pour aller plus haut que ces montagnes de douleur.
Tu vois, et si c’était si simple de trouver des réponses dans toutes ces chansons que l’on écoute, peut-être qu’on serait plus libres, peut-être pas.
Pourquoi je ris ? Pourquoi je pleure ? Et si je fermais les yeux, est-ce que ça s’arrêterait ? Est-ce que tu me manquerais moins ? Est-ce que je ne voudrais plus jamais te revoir ? Pourrait-on s’aimer, se désaimer ? Trop de questions cognent dans ma tête, comme ce refrain qui tape tape tape jusqu’au bout de la nuit.
Et je raconte une autre histoire où le géant de papier m’enveloppe, me rassure. Mais rien ne se compare à toi. Les regrets s’empilent. Et si je t’avais dit ne serait-ce qu’une fois, un beau jour ou peut-être une nuit, ce que je ressentais au fond de mon cœur pour toi. On se serait peut-être aimés sous les sunlights des tropiques, tu m’aurais donné ma chance.
Je suis sortie pour oublier ces questions. Et puis, je me suis dit et si je cherchais un trèfle à quatre feuilles. Pour quoi faire ? Pour te dire que je t’aime un peu, beaucoup, à la folie, passionnément. Et toi ? Quand me le diras-tu ? Dis, quand reviendras-tu ? Mon cœur est accroché à tes lèvres, dis-le moi. Rien qu’une fois.
Rien qu’une larme dans mes yeux pour effacer mon sourire que tu aimais tant.
Si tu tombes, je te rattraperai, je t’attendrai jour après jour. Je ne peux pas vivre avec ou sans toi. Dis, quand reviendras-tu ? Au moins le sais-tu ?
J’ai un secret à te dire. Les réponses à mes questions sont dans toutes les chansons que j’ai écoutées avant. Et demain, si tu ne reviens pas, je chanterai encore et encore, c’est que le début d’accord, d’accord. Et si j’étais un chat, je chanterais que le lion est mort ce soir. Et j’ai crié, crié, pour que tu reviennes.
Tu ne m’entends pas. Je ne rêve plus. Je suis malade. J’ai la mémoire qui flanche, je ne me souviens plus très bien. Dis, quand reviendras-tu pour m’entraîner jusqu’au bout de la nuit ?

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